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Antonio Fiori : Micro-crédit , « il existe peu de marge en Europe »

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Ainsi, malgré un certain pessimisme ambiant, le secteur du web et des nouvelles technologies brésilien reste en plein développement, et porteur d’innovation. Après les excès de ses débuts, l’écosystème s’est progressivement régulé avec des entrepreneurs toujours enthousiastes mais porteurs de projets de meilleure qualité et des investisseurs plus précautionneux qui croient au potentiel du marché brésilien. Nous ne sommes pas de ceux qui pensent que la science doive rester absolument indifférente aux remarques de la philosophie. Il se heurta aux jambes du major, allongées sur le coussin d’en face. Premièrement, le marché brésilien est encore immature si on le compare à l’Europe ou aux Etats-Unis : le niveau de formation n’est pas aussi élevé (si l’on exclut les élites brésiliennes qui se forment à l’étranger), la rapidité d’exécution est souvent freinée par des problématiques juridiques et bureaucratiques inextricables, et les hypothèses de croissance des jeunes entreprises sont bien souvent revues à la baisse. Puis, s’apercevant que la gare était celle où il devait descendre, il me serra la main, en me recommandant le bouillon merveilleux (stupendo) qu’on trouvait, par hasard, à ce buffet de Calabre. Quand les investisseurs institutionnels prêtent aux États, ils se voient rembourser une somme inférieure à leur prêt ! Le sel commun cristallise dans l’eau pure sous la forme cubique ; mais si l’eau contient certains acides (de l’acide borique par exemple), les angles des cubes sont tronqués. Les marchands le savent bien, et au lieu d’indiquer le prix d’un objet par un nombre rond de francs, ils marqueront le chiffre immédiatement inférieur, quittes à intercaler ensuite un nombre suffisant de centimes. Ce phénomène frappe également de nombreuses entreprises qui ont ouvert une filiale locale et sont surprises de la difficulté d’exécution inhérente au contexte brésilien (avec un droit du travail particulièrement protecteur et un système de taxation très complexe). De plus, les chiffres sont encore loin d’être ceux de la Silicon Valley : si il est possible d’envisager des offres de rachats se comptant en milliards de dollars aux Etats-Unis, les chiffres brésiliens sont plus proches des 10 millions de réais (soit 5m de dollars). Nos sens, et en général toutes les facultés par lesquelles nos connaissances s’élaborent et se perfectionnent, sont guidées, contrôlées dans leur exercice par cette faculté supérieure et régulatrice, à laquelle nous réservons par excellence le nom de raison (17), et qui saisit l’ordre et la raison des choses, en remontant des phénomènes aux lois, des conséquences aux principes, des apparences à la réalité. Le propriétaire à la chaîne d’or descendit également…Nous suivions maintenant le bord de la mer. La lutte est parfois, pour l’humanité même, un moyen d’avancer aussi sûr que l’union, et on ne voit pas pourquoi, à un point de vue universellement optimiste, la bonne volonté humaine serait plus conforme aux fins cachées de la nature ou de Dieu que la mauvaise volonté. D’abord porté par des fonds de venture capital américains, sur le modèle de Rocket Internet, cette tendance s’est progressivement essoufflée, rencontrant de nombreuses difficultés opérationnelles spécifiques au Brésil pesant sur le modèle économique. Le débat ne va pas se limiter au Parlement. L’écosystème commence à se structurer grâce à l’impulsion de quelques personnes formées dans la Silicon Valley qui organisent de nombreux évènements et des semaines de formation aux Etats-Unis, et attirent également les investisseurs étrangers (business angels et venture capital). La morale du dogmatisme optimiste nous ordonne de contribuer au bien du tout ; mais il y a pour cela trop de voies possibles. Il n’avait peut-être pas tort au regard de l’universelle et providentielle évolution. Il s’agit aussi bien de fonds étrangers ouvrant des filiales locales (Project A Ventures, Accel Partners, Sequoia), que de nouveaux fonds dédiés pour l’Amérique Latine (comme Monashees Capital ou Kaszek Ventures). Les conséquences du gaspillage alimentaire ne sont pas que sociales et écologiques, mais aussi économiques. Les plus grands peuples ont été ceux qui étaient les plus forts et avaient le plus robuste appétit ; les Romains étonnèrent le monde par leur gourmandise ; les Anglais, les Allemands, les Russes (qui auront plus tard un rôle si important) sont de grands mangeurs ; l’égoïste même peut aussi travailler au perfectionnement universel : il peut produire une génération saine, vigoureuse, hardie. Ce sont des invendus, des invendables, des produits inutilisables dits « en fin de vie » là où ils se trouvent. Mais cet effet gagne en intensité quand nous pouvons rattacher ces caractères à une cause profonde, à une certaine distraction fondamentale de la personne, comme si l’âme s’était laissée fasciner, hypnotiser, par la matérialité d’une action simple. Antonio Fiori était reconnaissant à sa soeur d’avoir jeté son dévolu sur cette petite île où rien ne distrayait du temps intérieur. L’égoïsme a fait la grandeur de la race anglaise. Des initiatives récentes ont néanmoins pointé du doigt un acteur précis. Mais pourquoi seule la grande distribution devrait-elle être astreinte à « donner » ses invendus quotidiens pour réduire le gaspillage ? L’acquisition d’une vérité qui est le point de départ d’une série d’autres pensées, qui excite l’entendement à des élaborations nouvelles de conceptions et de raisonnements, peut produire au premier moment de véritables transports ; la même vérité nous laisse froids quelques jours après. Tout devient donc relatif, à ce point de vue des résultats pour l’ensemble. Quand Platon réalisait ses idées, il ne procédait pas autrement.

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